Prénom
06/10/2008 21:54 par 9moistoietmoi
Au travail
Eh oui ! Même au bureau, le paternel influe ! Pour preuve, cette anecdote d'une executive woman respectée de ses pairs. "Lors d’une réunion, le big boss a commencé à critiquer la lenteur et le manque de rigueur de mon équipe. Je me suis surprise à lui répondre : 'là, t’es vraiment injuste Papa !'. Imaginez la stupeur dans la salle !" Confuse, la jeune femme s’est ensuite souvenue de son père qui lui faisait exactement les mêmes reproches lorsqu’il l’aidait avec ses devoirs.
Soucieuses de rapporter des bons points, certaines n’auront de cesse de toujours vouloir être la 1re de la classe, même dans leur boîte… Afin de ne pas décevoir leur supérieur, nouvelle figure paternelle.
Et puis, il y a celles persuadées, comme on leur a asséné enfant, "qu’elles ne valaient rien". De quoi bloquer toute ambition.
Sans oublier les demoiselles qui subissent le syndrome du "tel père telle fille" et qui ont choisi d’exercer le même métier que papa. Elles doivent alors redoubler d’efforts pour prouver qu’elles peuvent être à la hauteur des compétences de leur géniteur.
Quand le corps s’en mêle
Une étonnante étude menée par les chercheurs de l’université de Vanderbilt (États-Unis) a mis en évidence l’influence des relations père-fille sur la puberté. Ainsi les fillettes s’entendant bien avec leur papa ont tendance à se développer physiquement plus tardivement, alors que celles qui ont eu un père absent connaissent une puberté précoce. Tout n’est pas question d’hormones, le regard a son importance. Un papa qui nierait les changements physiques de sa fille ado ou lui demanderait de ne pas s’habiller de manière "aussi provocante" peut inhiber la sexualité future de son enfant. Certaines filles, par esprit de contradiction, en feront des tonnes pour être reconnue pas les hommes et multiplieront les aventures.
Et l’image de soi ?
Un papa aimant, respectueux et fier peut faire des miracles pour booster l’ego de sa fille. Il lui donne confiance et lui apprend qu’elle est capable de réussir. A l’inverse et malheureusement, un paternel indifférent ou, pire, violent verbalement ou physiquement peut provoquer des dommages réels dans la construction identitaire d’une femme. Habituée à être mal traitée, la victime se sous-estimera tout au long de son parcours. Il n’est pas rare de constater que parmi les femmes violentées par leur conjoint, se cache une petite fille ayant subi le même traitement dans son enfance. Il est primordial de briser le schéma, et une thérapie est souvent nécessaire pour comprendre le droit au respect et au bonheur !
On dit qu’une femme recherche son père à travers ses conquêtes masculines. Ce n’est pas totalement vrai. En revanche, bien souvent, c'est de son histoire avec lui que dépendront les rapports qu’elle entretiendra avec les hommes.
Une petite fille considérée avec bienveillance par son papa,encouragée à s’aimer et à être indépendante, connaîtra probablement des relations sentimentales épanouissantes. Mais attention, si elle a été traitée comme une petite princesse à qui on ne refuse rien, et si son père l’a convaincue qu’aucun homme ne serait jamais à sa hauteur, elle risque fort d’aller de déception en déception, en quête d’un improbable prince charmant-papa gâteau.
A l’inverse, une absence de reconnaissance ou simplement de figure paternelle ne facilitent pas la tâche. Dans une course éperdue de regards masculins, d’approbations elle aura tendance à multiplier les rencontres et souvent les échecs. Sans oublier une peur de s’engager, d’être abandonnée.
Une théorie que confirme une étude menée en 2007 selon laquelle 41 % des personnes dont le père était inexistant ou souvent absent, n’étaient pas impliquées dans une relation sérieuse de peur qu’on les laisse tomber une nouvelle fois.
Le premier homme de la vie d’une petite fille, c’est son père. Mais il n’est pas son premier amour. C’est la mère qui est l’objet de cette affection sans bornes. Une fusion qui dure généralement trois ans. Après quoi, la petite fille comprend que sa maman ne sera jamais son mari et elle reporte alors cet amour déçu sur son papa.
Plus tard, elle comprend que lui non plus ne peut répondre à ses désirs, et elle doit apprendre à se détacher pour aller vers d’autres hommes. Mais jusqu'alors, elle vit une grande complicité avec son père, qui déborde d’amour pour sa princesse, chair de sa chair et qui le regarde avec des yeux de merlan frit !
Cette période rose dure jusqu’à l’adolescence. Attention, la petite fille peut rentrer dans un jeu de séduction un peu poussé et c’est au père que revient l’autorité de dire stop et de montrer qu’il est le compagnon de la maman. Il doit mettre très tôt des barrières afin qu’aucune ambiguïté ne s’installe.
Voici le prénom que nous lui avons choisi, présenté en qelques Gifs. Je suis sur que les votres doivent être largement mieux. N'hésitez pas à en laisser en com'.